• Tetard

    Ou la césa vécue par papa.

    Un bref complément sur ces quelques moments magiques.

    Vers midi, me sentant limite (et tout palichon des dires des SF) je m'étais eclipsé, passé à la chambre manger un bout pour ne pas tomber. (C'est que j'étais pas nourri par intraveineuse moi).

    À mon retour, on m'annonce que ça y est, c'est parti, on part pour une délivrance par césarienne. J'ai à peine le temps de laisser Iz se faire emmener au bloc qu'on m'emmène là où les tout premiers soins seront donnés au tétard dès son arrivée. LE personnel est très prévenant, me demande douze fois au moins si ça va, mais moi je suis étonnamment zen. J'attends que ça se passe en  toute confiance.

    Quelques minutes passent, et j'entends ce premier cri. Je regarde ma montre aussi quand j'entends tout le monde se demander l'heure qu'il est, y compris le brancardier qui est à deux pas. (De mon avis il était 13h01).

    Et le vlà qui arrive, entre les mains expertes de deux sages femmes.

    Le plus perturbant pour moi restera cette irrationnalité totale, tellement étrangère à ma personnalité, qui fait que je trouve ce tétard tout frais absolument magnifique. (sérieux, j'ai toujours trouvé les bébés moches, et les nouveaux nés à la limite du gremlin mal nourri après minuit. Ben là, non. Même le teint encore gris de ses extrémité me surprends juste, sans plus.)

    Nettoyage rapide, aspiration des voies respiratoires à coup de tuyau, découpage du surplus de tuyauterie ombilicale, goutte jaunes dans les yeux, passage d'une couche, et hop : en couveuse en attendant le retour de la chaleur de môman. "Mais vous pouvez ouvrir la porte et poser la main sur lui" me dit-on.

    Je crois me souvenir que docteur D. est passé voir si tout allait bien, il a du sortir une blagounette sur la température du four.

    Dans la pièce, la lumière est tamisée, ses yeux jusque là éblouis s'ouvrent alors au monde.

    À sa sortie du bloc, on nous emmène tous les deux quelques instants trop courts auprès d'Iz avant qu'elle ne file en salle de réveil.

    Je n'ai alors guère vu le temps passer, je suis resté longtemps aux côtés de mon ptit bout à moi, cette petite perfection qu'Iz m'a faite. Très éveillé, les yeux grands ouverts, curieux devant ces nouvelles sensations. Ma main sur lui découvre sa peau toute douce qui accepte le contact avec plaisir.

    J'ai savouré ces instants, je l'ai regardé sous toutes les coutures, se débattre, étendre ses longues pattes à la recherche de limites devenues inexistantes, s'appuyer avec réconfort contre la paroi.

    Très curieusement, à aucun moment je n'ai paniqué ou douté, tout était juste comme il le fallait, juste bien.

    Pour ne pas faillir à mon devoir de relations sociales, j'ai essayé tant bien que mal d'expédier un sms depuis le tel d'Iz, je sais pas trop qui l'a reçu au final ;)

    Et puis on m'a ramené Iz, un peu groggy, et nous avons enfin été réunis.

    Pour très longtemps.


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  •  SAMEDI 09 AVRIL

         06h00

    J'ai réussi à dormir pendant ces deux heures, ça m'a fait un bien fou. Le SF repasse pour contrôler le col.... il n'est toujours qu'à 2... ça devient déprimant. On sait qu'un premier travail est long mais là... c'est plutôt décourageant. Le coeur du tétard va toujours très bien donc au moins pas d'inquiétude. On va attendre 9h que mon obstétricien arrive pour ses consultations avant d'envisager autre chose. Je dois prendre patience, au moins je ne souffre pas.

         09h00

    Le SF revient contrôler... toujours à 2... là c'est carrément lassant ^^. Je me résigne à l'éventualité plus que certaine d'une césarienne. Il essaye de joindre mon obstétricien, mais aucune réponse, il décide de passer par son secrétariat et là on apprend qu'en fait il serait en congé...sans avoir prévenu leur service. Après avoir discuté un peu de sa personne, je me rend compte que le problème de communication que j'ai avec lui depuis le début de mon suivi de grossesse est quelque chose qui le caractérise également auprès de l'ensemble du service de la maternité....

    Il faut donc trouver quel obstétricien du cabinet va prendre le relais. Le docteur L., une femme adorable, descend en premier, vient se renseigner concernant mon dossier. Quand elle apprend qu'il s'agit d'un siège, elle préfère laisser la main au docteur D. qui a plus d'expérience en la matière.

         10h00

    Le docteur D débarque, très jovial en costume cravate - il n'a même pas pris le temps d'enfiler de blouse d'auscultation - pour faire un nouvel examen du col. Et là très content, il m'annonce une dilatation à un bon 4-5. Houhuuu ! je suis aux anges, l'espoir revient. Comme le tétard va toujours très bien, il décide de laisser encore une chance à la nature pour oeuvrer. Entre temps il y a eu la relève des SF et c'est la SF en chef qui me prend en charge. Pleine d'expérience, c'est avec elle que j'avais effectué mon tout premier entretien, je suis en confiance. Elle reprend avec moi et le Squal, les différentes étapes de la naissance par le siège. Je sais que j'aurai un rôle plus difficile qu'en temps normal lors de la poussée, elle nous explique les gestes et manoeuvre qu'ils seront amenés à faire pour accompagner la sortie.

    En attendant, elle décide de me percer la poche des eaux pour accélérer le travail. A la percée, je vois d'un coup leurs têtes dubitatives, je leur fais remarquer en rigolant et ça détend un peu l'atmosphère. La SF m'explique qu'en théorie ils sont sensés contrôler la couleur du liquide car c'est un indicateur important et faire un prélèvement pour une analyse bactériologique, mais là le liquide est complètement mélangé avec une grosse quantité de méconium donc ils ne pourront pas avoir les infos. Moi, je me dis juste qu'en fait mon tétard m'a fait caca dedans.... beurk :/. J'ai le droit à plusieurs nettoyage car ça n'en finit pas de s'évacuer...

    La SF m'explique ensuite qu'il faudrait également que le tétard change de position car pour une bonne descente il doit impérativement présenter son dos vers le devant de mon ventre hors là son dos est toujours sur le côté droit. Elle m'aide donc à prendre différentes positions sur le côté par série de 10min.

         11h30

    Le docteur D repasse pour évaluer la progression de la dilatation... je suis à 7. Là ça devient sérieux ! J'essaye de me projeter et me préparer psychologiquement à une naissance par voie basse... Je continue mes changements de position... mais le tétard ne semble pas décider à bouger ses fesses :/. Je sens les contractions de plus en plus forte malgré le début de la 3e seringue de péridurale. Je sais que je ne pourrai pas en avoir une 4e... s'il doit sortir naturellement, il va falloir que ça arrive bientôt.

    12h30

    Désillusion..., la dilatation du col est toujours à 7 et le tétard n'a pas bougé d'un pouce.... :(. Son coeur va toujours très bien mais le fait que le travail se rebloque comme ça ne permet plus d'espérer aller jusqu'au bout. Le docteur D m'annonce alors qu'il va me césariser [ah bon ?!! je vais recevoir un César... youpi !!].

    Quelque part, je suis soulagée, cette fois plus d'incertitude, plus d'angoisse par rapport à ma capacité à pousser et à expulser, pas de kiki en choux fleur.... on va m'éventrer.... bizarrement je trouve ça plus facile... enfin pour moi... car tout est dans les mains de l'obstétricien désormais.

    On me prépare pour passer au bloc qui est juste à côté. L'anesthésiste, une dame à fort accent allemand, vient se présenter et m'indiquer qu'elle est en train de faire passer le produit de rachianesthésie dans la péridurale. Bientôt je n'aurai quasiment plus aucune sensation en dessous du thorax. La SF me prépare le ventre, elle me repasse juste un petit coup de rasoir histoire de, mais me félicite de mon épilation totale d'il y a quelques jours [ça n'avait pas été une mince affaire à me contorsionner autour de mon gros bide face à la glace de la salle de bain, sur une chaise, les jambes en l'air appuyer sur le rebord de la baignoire mouarf ]. Elle me badigeonne de bétadine et m'installe une sonde urinaire pour être tranquille les premières 24h après l'opération. Elle me remet ma charlotte en place et zouh, on transfère mes 90kg tant bien que mal (et oui pas moyen de me mobiliser le bas, je ne sens déjà plus rien) sur un brancard pour passer dans l'autre pièce.

         12h50

    J'ai le pouls qui s'accélère, je sais que ça va être rapide, d'ici une dizaine de minutes tout sera fini. Juste entre les deux pièces, j'aperçois mon homme qui était sorti le temps qu'on me prépare et qui ne pourra pas m'accompagner dans la salle de chirurgie. J'ai du mal à lui sourire franchement, je suis un peu crispée quand même, ces moments sont précieux et j'essaye de ne pas lâcher de larme... pas encore. Je sais qu'il sera là pour accueillir le tétard à sa sortie et à le suivre jusqu'à ce que je puisse moi-même les retrouver.

    Nouveau transfert, du brancard sur la table du bloc. Je suis étonnée de me retrouver dans une pièce pleine de la lumière du jour. J'avais imaginé une salle dans le noir éclairée seulement de néons blafards et de gros spots de travail. Non, c'est une grande pièce très claire, bleu pastel et blanche, de grande baies vitrées en verre dépoli permettent à la superbe lumière du jour de se déverser dans cette pièce qui est du coup très chaleureuse. C'est une magnifique journée, je sens le ciel bleu et le grand soleil.

    L'équipe est au complet, au moins 8 personnes sont là, 2 SF, une puéricultrice, le docteur D. et une assistante en chirurgie, l'anesthésiste, des infirmières, même le brancardier est resté pour assister à l'opération. C'est la bonne humeur qui règne. Il n'y a aucune urgence tout va bien et tout le monde a conscience que c'est un moment important, c'est la venue d'un être humain qui se prépare. Je ressens presqu'autant leur émotion que la mienne.

    Le docteur D. est super gentil et très prévenant, je suis bien contente que ce soit lui et pas l'autre misterfreeze qui soit là. J'ironise en lui demandant de me faire une belle cicatrice fantaisie, ça le fait marrer. On me positionne les bras en croix, on dresse le champs opératoire et un drap est monté devant moi. C'est parti.

    L'anesthésiste est restée à côté de ma tête, elle me parle tranquillement, s'assure que je me sens bien. Elle me prévient que je vais sentir qu'on appuie très fort sur mon abdomen, que ce ne sera pas très agréable, comme oppressée mais que je ne ressentirai aucune douleur. En effet, je sens mon corps malmené et secoué comme de la chair morte qu'on tente d'écraser... elle me souffle "détendez-vous, respirez tranquillement...". Je la vois jeter un oeil par dessus le drap : " les fesses et la moitié du corps sont sortis"....."ça y est, la tête est dehors !".... Et là, j'entends un petit son rauque, un râle, un cri.... C'est LUI !!!

         13h05

    J'entends tout le monde s'extasier "oh qu'il a de grands yeux !". Je voudrais me lâcher, craquer et pleurer à chaudes larmes. Relâcher la pression. Mais je me contrôle, le chirurgien est en plein travail, il ne faut pas que je le gène avec mes soubresauts. J'apreçois la SF qui arrive de mon côté avec un gros paquet de papier abosrbant... un truc gigotant tout gris au milieu de tout ça. C'est mon tétard, c'est William. Elle me l'approche, met son visage contre le mien. Mon dieu qu'il est moche héhé avec son visage plissé un peu bleui et ses lèvres épaisses rouge bordeaux !! , mais il est tout chaud, tout sec, tout doux (moi qui m'attendait à le trouver gluant et sanguinolant ^^). C'est un bonheur de le sentir, contre ma joue et ma bouche. Il est très réactif à mon contact. Je lui parle le trémolo dans la voix. Elle s'excuse de ne pas pouvoir me le laisser plus longtemps, mais il a avalé un peu de liquide et elle doit aller l'aider à s'en débarrasser rapidement. Je ne suis pas déçu, pas inquiète non plus, je sais que ça peut arriver et qu'elle va faire le nécessaire pour que tout aille bien... et son papa l'attendant avec impatience de l'autre côté de la porte.

    "Heure de la naissance? "....tout le monde dirige son regard vers la pendule du bloc, elle indique 12h05.... je comprend tout de suite qu'elle n'a pas été mise à l'heure d'été LOL ! Autour de moi, ça met un peu plus de temps à réagir et tout le monde fini par donner l'heure qu'il a à sa montre PTR. Avec les imprécisions de chacun, c'est 13h05 qui est finalement retenue. L'heure qui apparaîtra sur son carnet de santé :).

    Pendant que le docteur D. s'affaire avec son assistante, c'est le défilé du reste du personnel présent de mon côté, les félicitations et les compliments fusent, c'est extra, je me sens portée et le bonheur de ce moment est partagé. Mes larmes coulent tranquillement, je me sens fière de moi malgré cette intervention peu naturelle.

         13h30

    La couture est finie, on me retire le drap, le docteur D. me regarde de son air bienveillant et me félicite à son tour, il me dit que c'est lui qui passera me voir régulièrement pendant mon séjour pour contrôler la cicatrisation. On me retire la péridurale et on me branche plusieurs poches en perfusion : des antalgiques forts et de l'ocytocine pour stimuler les contractions de l'utérus et l'aider à retrouver sa taille originale le plus rapidement possible.

    On me transfère sur un brancard pour aller en salle de réveil. Les effets de la rachianesthésie commencent à s'estomper et déjà je ressens des nausées. Par vague, j'ai quelques spasmes de vomissement, de la bile, mais ça me soulage à chaque fois.

    Comme la SF me l'avait promis lors des entretiens, le brancardier me fait passer près de la salle où William a été mis quelques instants en couveuse, pour être au chaud le temps que je puisse l'accueillir en peau à peau contre moi. Le Squal est près de la couveuse. Il me racontera par la suite ces moments magiques où il a découvert son fils, son éveil et ses premiers regards dans la couveuse dont il a pu prendre quelques photos :). La SF me le sort quelques instants pour me le poser quelques minutes contre moi. Il a déjà une autre allure par rapport à tout à l'heure, il me regarde avec ses yeux grands ouverts. Il a de grandes mains et de longs doigts, je fixe son visage dans ma mémoire.

    Il est temps d'y aller. Je dois patienter encore une petite heure en salle de réveil avant de gagner enfin ma chambre. Ma chambre dans laquelle je passerai les 6 prochains jours à faire connaissance avec notre tétard.... avec William.

     Tetard

    Tétard

    Tétard Tétard

     

    Tetard


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  • Voilà 6 jours que nous sommes, Willow et moi, de retour à la maison. Quelques jours pour tenter de prendre nos marques à trois. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.... celà fera l'objet désormais des futurs billets de ce blog ^^.

    Mais avant ça, je me dois de fixer par écrit le récit de ce qui a été notre aventure durant presque 15 heures, ces moments qui sont uniques car spécifiques de cette grossesse là, la mienne et de l'arrivée de cet être unique qu'est notre fils, petite personne à part entière qui a déjà son histoire propre depuis 9 mois.

    C'est l'histoire de son arrivée à la lumière,
    l'histoire du jour où j'ai reçu mon César
    Et oui mesdames et messieurs, puisque selon le terme médicale approprié, j'ai été ce qu'on appelle césarisée ^^

    ********************************

    Cesar1

    VENDREDI 08 AVRIL

         Matin

    Aujourd'hui c'est l'anniversaire du décès de ma mère. C'est un jour de commémoration, pas d'intense tristesse pour moi mais un peu de blues quand même. Je suis à J-7 de ma DPA et ma tante Maïthé m'appelle pour avoir des nouvelles en ce jour spécial. Comme elle, je me dis qu'accoucher aujourd'hui, ce serait trop.... bizarre. Un signe peut-être ; mais sans doute aussi l'association à tout jamais d'une perte forcément lourde de conséquences et le bonheur inoubliable de l'heureux évènement que nous attendons depuis ces longs mois. Non je ne préfèrerais pas.

    Je n'ai pas de symptômes particuliers ce matin, juste une grosse fatigue malgré une nuit plutôt bonne et une super grasse matinée. Des contractions un peu plus appuyées dans la nuit mais c'est le cas depuis une 15aine de jours maintenant.

    En fin de matinée, j'ai la visite de mon frère qui comme prévu vient emprunter ma voiture équipée d'une boule d'atelage pour partir en we avec sa moto sur une remorque. Avant de partir, il accompagne un bisou sur mon ventre d'une consigne ferme "attend que tonton soit rentré lundi pour arriver".... ^^

         Après-midi

    Il fait grand soleil et j'attends impatiemment 16h que mon homme rentre. C'est exceptionnel de l'avoir aussi tôt, mais nous avons une course d'importance à faire. Notre banquette de salon est disponible depuis hier au dépôt. Une très bonne surprise car nous ne l'avons commandé qu'en début de semaine et la commerciale m'avait annoncé 4 semaines de délai... finalement en 4 jours elle était là ! Pour une fois que c'est dans ce sens là, nous sommes tout excités à l'idée de pouvoir déjà en profiter, surtout moi avec mon gros bide. Je me vois déjà bien calée pour mes siestes d'après-midi ou mes séances télé... ^^.

    L'enseigne nous donne la possibilité d'utiliser une camionette pour le ramener chez nous. Le truc c'est que le colis est énorme (la taille de la banquette en lit 200*120cm) et que nous ne sommes que tous les deux.... malgré mon état, je suis bien obligée d'aider un minimum pour tirer le paquet sur les quelques mètres du jardin qui séparent le camion de notre salon. Tout heureux, mon homme entame le démontage et le remontage du clic-clac qu'on avait descendu de l'étage en attendant, puis enchaîne sur le déballage et l'installation du nouveau. C'est trop la classe, on est trop fiers de notre acquisition. Pendant ce temps, je me mets en cuisine pour préparer le repas.

    Banquette

         20h30

    Je suis en train de finir la cuisson du plat et là.... ouhhhhouillle, j'ai l'utérus qui se contracte et alors que jusqu'à maintenant je connaissais cette sensation de manière indolore, là... ça me brûle assez nettement, ça dure de longues secondes... et ça fini par repartir, rapidement mais pourtant très distinctement. Après ça, je ne ressens plus rien, c'est comme si de rien n'était, je reprends mon activité.

    Je sers le repas à table, je mange quelques bouchées et..... rebelote, je la sens arriver, comme une vague qui monte du bas jusqu'en haut de mon utérus, jusqu'à la douleur intense... de longues secondes... puis elle repart.

    Comme ça jusqu'à la fin du repas, je demande au Squal de lancer l'appli permettant de chronometrer les contractions sur mon téléphone. Elles arrivent toutes les 10 minutes.... s'est donc régulier.... on se dit alors que c'est sûrement le travail qui commence. Reste à patienter le temps qu'elles soient plus fréquentes, toutes les 5 minutes, avant de prendre la route pour la mater.

         22h30

    Les contractions se reprochent doucement les unes des autres, toutes les 8 minutes, mais surtout elles deviennent vraiment douloureuses, je suis maintenant obligé de me concentrer sur ma respiration pendant chacune d'elles, elles durent environ 1minute. Je marche pour me soulager et je pratique l'exercice de verticalisation que j'ai répéter pendant les cours de préparation (les mains à plat sous mon nombril je pousse mon ventre vers le haut et vers moi pour permettre au bébé de mieux appuyer sur le col pendant la contraction afin d'optimiser le travail).

    Entre deux contractions, je demande à mon homme de faire ce qui sera probablement la dernière série de photos de mon gros ventre :) [d'ailleurs en comparant ces clichés avec ceux de la semaine d'avant, on se rend alors nettement compte que mon ventre est beaucoup plus bas]

    Ventre37SG  Ventre37SG

         23h30

    Je décide de prendre ma douche et mon shampoing, de m'habiller confortablement et de boucler la valise. ça prend du temps car désormais, chaque contraction me paralyse et je commence à avoir du mal à effectuer de longues expirations. J'essaye de rester calme en me disant que le travail doit bien avancer, vu la douleur qui s'intensifie. En montant dans la voiture, je suis au moins heureuse d'une chose, mon fils ne naitra pas en ce 08 avril ; mais il n'a pas écouté les recommandations de son oncle :p.

    Le trajet qui ne fait pourtant que 7 km me semble interminable. A chaque contraction je serre les dents car la moindre irrégularité du bitume est insupportable, je grogne en soufflant. C'est hallucinant car la contraction passée, je me sens toute légère, comme si rien ne m'arrivait.

     

    SAMEDI 09 AVRIL

         1h30

    Nous arrivons à trouver une place pas trop loin de l'entrée de la clinique. Nous devons sonner à l'interphone de la maternité au niveau d'une porte de derrière pour les accès de nuit. Une dame un peu blasée vient nous chercher.... je dois attendre la fin d'une contraction avant de pouvoir la suivre. Elle me demande depuis quand j'ai des contractions et leur fréquence. Elle m'installe dans une pièce d'oscultation et me place sous monitoring et tensiomètre. Le temps de récupérer mon dossier et une sage-femme homme arrive pour évaluer la dilatation du col. Je les trouve un peu endormi, apparement ils n'ont pas trop d'activité et donc sont un peu au ralenti... J'apprend par la suite qu'ils viennent juste de faire remonter une nouvellement maman, et il s'avèrera par la suite que je serai la seule en travail durant le reste de la nuit jusqu'à mon accouchement. Pas de débordement, tout le monde disponible pour moi...c'était plutôt confortable et rassurant.

    Examen du col.... verdict je ne suis qu'à 2.... là c'est carrément la désillusion (je pensais être au moins à 4-5), je me demande comment je vais tenir le temps que ça évolue. J'ai du mal à ne pas couiner pendant les contractions... Au moins le coeur du tétard est en pleine forme.

         2h30

    Nouvel examen du col.... je suis toujours à 2.... là j'ai carrément envie de pleurer... Le SF [je sais on dit "la" même pour un homme mais c'est pour mieux suivre] me demande d'évaluer ma douleur de 1 à 10.... je lui réponds 7-8. Il me confie qu'avec le bébé en siège la douleur est beaucoup plus intense qu'avec une présentation céphalique car la zone d'appui est beaucoup plus grande et iradie tout le bassin et les reins.... on est encore en tout début de travail mais ça fait déjà 6h que je souffre et donc il me propose de faire descendre l'anesthésiste... j'accepte avec soulagement. Le coeur du tétard est toujours là à battre avec force, au moins lui va bien.

         3h30

    On me transfère directement dans la salle d'accouchement attenante à la salle d'opération pour être au plus près pour une potentielle césarienne. Je dois quitter tous mes vêtements et enfiler les trucs jetables de chirurgie (bonnet, chaussons et chemise en papier). C'est une pièce aseptisée et donc le Squal, également recouvert de papier a dû laisser le sac d'affaires...il n'aura rien pour s'occuper pendant la longue attente qui promet de suivre :/

    L'anesthésiste débarque enfin, en plein milieu d'une contraction, j'ai du mal à répondre à ses questions. Je me plie ensuite à ses indications, il n'est pas très bavard de premier abord, juste le minimum pour m'indiquer ce qu'il est en train de faire. Très concentré. J'appréhende un peu mais je sais que la clef c'est d'être détendue au maximum pour faciliter son geste. Il procède à une première injection pour l'anesthésie locale : je ressens à peine la piqûre en elle-même mais par contre je sens le produit se répandre et excercer comme une grosse pression dans la zone, c'est assez bizarre et désagréable mais pas vraiment douloureux. Il m'informe alors qu'il s'apprête à placer le cathéter de la péridurale. Je sens quelque chose s'enfoncer mais encore là pas vraiment de douleur.  Quelques secondes après, je sens une contraction arriver, je panique un peu en lui disant mais il me répond que c'est bon, le cathéter est placé et que donc ça ne risque plus rien. Je sers donc les dents en soufflant grognant le temps qu'elle passe. Il réalise ensuite 2 tests en envoyant une petite dose et en me demandant si ça va....RAS, aucun prb. Là je sens d'un coup qu'il se détend, en me posant le pansement dans le dos pour faire tenir le cathéter puis un sparadrad en haut de l'épaule pour ramener le tuyau tout fin vers le devant... il vient me taper la discut à propos du bébé, du prénom etc.... il me dit également que j'ai un dos extra pour les péridurales... bon à savoir pour les prochaines fois héhé ^^.

    La contraction suivante est encore douloureuse mais je sens déjà une petite différence... au bout de 15 min, je ne sens plus rien, juste mon utérus qui se durcie comme la pierre mais aucune douleur.... wouhaaa c'est génial, je respire enfin. Reste plus qu'à attendre. Après un nouvel examen du col qui indique que rien n'a avancé - je suis toujours à 2 :( - le SF nous éteins les lumières pour que nous puissions nous assoupir un peu car avec la péridurale, le travail a peu de chance de s'accélérer dans l'immédiat... Nous essayons donc de nous endormir moi sur mon brancard et le Squal sur son fauteuil...

    IzAccouchement

    IzAccouchement

     A Suivre ...^^

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  • Note de blog format télégraphe, par un nouveau papa tout fier et pas très frais.

    Notre têtard est arrivé ce samedi 9 avril à 13h05, légèrement en avance sur l'horaire, le voici désormais prénommé William.

    Il se porte comme un charme, il est mignon comme tout (d'ailleurs, chères lectrices, soyez jalouses : le mien c'est le plus beau, très objectivement parlant s'entends ;-) )

    Izz se porte également pour le mieux, elle se remet vite l'épreuve qu'elle narrera bientôt en détails dès son retour (à quand le wifi en clinique pour occupper les mamans bloggueuses).

    A tous ceux qui réclament des photos ... oui ça vient, encore un peu de patience, papa est débordé d'un rien, ça promet pour la suite.

     


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  • Mum

    My Mum

    Eliane, née le 24 avril 1955 

    décédée le 08 avril 2007
    [des métastases d'un cancer du sein]

    Mum Mum

    Cette chanson en hommage

    Découvrez la playlist In Memory of avec Within Temptation

    In this world you tried
    Not leaving me alone behind
    There's no other way
    I prayed to the gods: let him stay

    The memories ease the pain inside
    Now I know why

    All of my memories keep you near
    In silence moments,
    Imagining you here.
    All of my memories keep you near
    In silent whispers, silent tears.

    Made me promise I'd try
    To find my way back in this life
    I hope there is a way
    To give me a sign you're okay
    Reminds me again it's worth it all
    So I can go home

    All of my memories keep you near
    In silence moments,
    Imagining you here.
    All of my memories keep you near
    In silent whispers, silent tears.

    Together in all these memories
    I see your smile
    All the memories I hold dear
    Darling you know I'll love you
    'Til the end of time

    All of my memories keep you near
    In silence moments,
    Imagining you here.
    All of my memories keep you near
    In silent whispers, silent tears.

    All of my memories...

    Vierge

     

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